Les Pays-Bas rejoignent le mouvement de l'UE de migration progressive de Windows vers Linux sur les ordinateurs de l'adm

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chtimi054
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Les Pays-Bas rejoignent le mouvement de l'UE de migration progressive de Windows vers Linux sur les ordinateurs de l'adm

Message par chtimi054 »

Les Pays-Bas rejoignent le mouvement de l'UE de migration progressive de Windows vers Linux sur les ordinateurs de l'administration,
L'UE travaille à changer sa casquette de colonie logicielle des GAFAM

L'Europe traverse une vague historique de transition vers le logiciel libre au sein de ses administrations publiques, marquée par un rejet massif de la dépendance aux GAFAM. En septembre 2026, les Pays-Bas ont rejoint ce mouvement de fond en officialisant une transition stratégique majeure de Windows vers Linux. Le tableau relance en filigrane le débat sur la comparaison entre Windows et Linux.

Le gouvernement néerlandais a lancé le projet DAWO (Digitaal Autonome Werkomgeving Overheid — Environnement de travail gouvernemental numérique autonome). Le basculement a été accéléré par un incident géopolitique majeur impliquant la Cour pénale internationale (CPI/ICC), basée à La Haye. Début 2025, lorsque le gouvernement américain a imposé des sanctions ciblées contre la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, Microsoft a coupé l'accès à ses services (notamment la messagerie) au procureur en chef de la juridiction. Cet événement a servi d'électrochoc : les Pays-Bas ont réalisé qu'un outil régalien essentiel pouvait être désactivé à distance sur décision politique de Washington.

Cet événement a servi d'électrochoc prouvant qu'un fournisseur étranger privé détient un pouvoir de blocage unilatéral sur les infrastructures de l'État. Contrairement à d'autres pays choisissant des distributions classiques, les Pays-Bas conçoivent leur environnement sur la base de NixOS, une distribution Linux ultra-sécurisée, hautement reproductible et réputée pour sa gestion unique des configurations.

Le projet DAWO ne remplace pas seulement Windows, mais vise à écarter Microsoft 365 et les services Cloud américains via des alternatives souveraines pour la bureautique, la collaboration et la gestion informatique. Des pilotes tournent déjà auprès de plusieurs municipalités via l'association VNG.

Le programme est supervisé par des experts en sécurité et en innovation, parmi lesquels Victor Gevers, hacker de renom et responsable de l'innovation. Des projets pilotes à petite échelle et en cercle restreint sont déjà en cours dans plusieurs municipalités et organismes publics néerlandais, les développeurs visant un déploiement stable et à plus grande échelle à partir de 2027.
Image Les Pays-Bas allongent la liste d’initiatives similaires en Europe

En France, la DINUM a ordonné à tous les ministères de présenter un plan de sortie de Windows d'ici l'automne 2026, touchant potentiellement 2,5 millions d'agents. (Déploiements précurseurs : 100 000 PC de la Gendarmerie et 80 000 agents de l'Assurance Maladie). L’objectif : Redessiner entièrement l'écosystème numérique d'État (OS, outils collaboratifs comme Visio ou Tchap) pour éradiquer les dépendances extra-européennes.
En Allemagne, l’Etat du Schleswig-Holstein est lancé sur un projet de migration de 30 000 postes de travail vers Linux et LibreOffice. Le but : réinjecter l'argent économisé sur les licences propriétaires directement dans le co-financement et le support de projets Open Source locaux. Depuis 2025, le Danemark est sur un projet d’abandon progressif de Windows initié dans le but de réduire drastiquement des coûts récurrents et passer à des standards ouverts.
Image Au-delà de la politique, des impératifs techniques stricts justifient l'abandon de Windows au profit de Linux

Le refus de la télémétrie obligatoire (Collecte de données) : Les versions récentes de Windows intègrent des flux constants de données de diagnostic et d'usage (télémétrie) vers les serveurs de Microsoft. Pour des administrations gérant des données d'État ou de santé, cette exfiltration non désactivable au cœur du noyau du système d’exploitation est un risque de sécurité majeur.
L'obsolescence matérielle forcée (Fin de Windows 10) : La fin du support de Windows 10 combinée aux exigences matérielles strictes de Windows 11 (exigence de puces TPM 2.0 récentes) obligeait les États à renouveler des parcs gigantesques de PC fonctionnels. Aux Pays-Bas, les pilotes Linux tournent sur des ordinateurs considérés dans l’univers Windows comme étant vieux. Linux prolonge considérablement la durée de vie du matériel.
L'extraterritorialité du droit américain (Cloud Act) : Le fait que Windows pousse de plus en plus vers l'authentification cloud (Azure, Microsoft 365) soumet de facto les données européennes au Cloud Act américain, permettant aux juges d'outre-Atlantique de réclamer des données stockées hors des États-Unis.
L'auditabilité du code source : Linux permet aux agences de sécurité nationales (comme l'ANSSI en France) d'inspecter, de modifier et de compiler chaque ligne de code pour s'assurer de l'absence de portes dérobées ce qui est impossible avec le code propriétaire de Microsoft.
Image Le problème avec ces initiatives est qu’elles ne sont pas les premières dans le genre. Le projet LiMux lancé de la même façon par la ville de Munich en 2013 s’est soldé par un rétropédalage vers Windows

Au début des années 2000, alors que Windows NT 4.0 était sur le point d'atteindre sa fin de vie, des administrations publiques (villes et autres organisations gouvernementales) ont commencé à étudier la possibilité de passer à Linux et abandonner les logiciels et systèmes propriétaires. L'une de ces administrations était la ville de Munich. Elle a décidé de lancer LiMux, son projet pour passer à Linux, en dépit d'une tentative de dissuasion de Steve Ballmer, en 2003. Après avoir bravé de nombreux obstacles, en 2013, 15 000 ordinateurs ont migré vers LiMux, un pas qui faisait de la ville un pionnier de l’open source. L’initiative avait fini par se solder par un rétropédalage de Linux à Windows 10.

« Je pense que pour le moment le public est un public d'ingénieurs. La légère difficulté ici est que les ingénieurs aiment changer les choses, ils ont aussi des opinions et ils ne veulent pas la même chose que tout le monde. Cela n'aide donc pas beaucoup. J'ai appris cette leçon aux jours d'Unity. Je pensais que nous faisions un très beau travail, mais les gens n'aimaient pas que cela leur soit imposé. Alors, je me suis dit : supportons l’environnement Gnome, supportons l’environnement KDE, supportons l’environnement Mate. Cela donne aux développeurs la liberté de choisir toutes ces choses », explique le fondateur et PDG de Canonical. Sa sortie est une explication à la fragmentation de l’écosystème Linux pointée du doigt par Linus Torvalds lui-même comme une des raisons majeures de l’échec de Linux face à Windows dans la filière des ordinateurs de bureau.

merci à Developpez.com
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