Comment une start-up privée va-t-elle sauver un télescope de la NASA ?

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chtimi054
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Comment une start-up privée va-t-elle sauver un télescope de la NASA ?

Message par chtimi054 »

Comment une start-up privée va-t-elle sauver un télescope de la NASA ?

Le télescope Swift de la NASA, sans propulsion, voit son orbite se dégrader à cause de la friction atmosphérique. Face à une destruction imminente, l'agence a confié à la société Katalyst une mission historique : envoyer un vaisseau robotique, LINK, pour capturer le satellite et le remonter à une altitude plus sûre. Le lancement est prévu en juin pour cette opération sans précédent qui pourrait redéfinir les services en orbite.
Image Le télescope spatial Neil Gehrels Swift, un observateur de l'univers extrême en service depuis 2004, est engagé dans une lente mais certaine descente vers la Terre. Dépourvu de système de propulsion, il est victime de la traînée atmosphérique, un phénomène récemment aggravé par une activité solaire intense. Pour éviter sa désintégration, une mission de sauvetage audacieuse, menée par un acteur privé, est sur le point d'être lancée, marquant une étape potentiellement historique pour les services en orbite.

Pourquoi le temps est-il compté pour le télescope Swift ?

Initialement placé sur une orbite stable, le télescope Swift subit les effets de la friction atmosphérique, même à des centaines de kilomètres d'altitude. Ce processus naturel de dégradation a été brutalement accéléré par le récent maximum solaire de 2024, plus intense que prévu. L'activité du Soleil a provoqué une dilatation de l'atmosphère terrestre, augmentant la traînée exercée sur les objets en orbite basse.
Image Début 2025, les projections sont devenues alarmantes : les modèles prédisaient une rentrée atmosphérique et une destruction de l'observatoire dès l'été 2026. En réponse, la NASA a agi rapidement en signant un contrat de 30 millions de dollars avec la société privée Katalyst Space Technologies. L'équipe du télescope a suspendu les observations scientifiques pour orienter l'appareil de manière à minimiser la traînée, gagnant ainsi un temps précieux.

Quelle est la nature de cette mission de sauvetage inédite ?

La solution repose sur un vaisseau robotique baptisé LINK, conçu et construit par Katalyst en un temps record. Sa mission est une première mondiale : devenir le premier engin privé à capturer un satellite gouvernemental américain pour le repositionner. Le lancement de LINK est prévu en juin, à bord d'un lanceur particulier, le Pegasus XL de Northrop Grumman, qui est largué en altitude depuis un avion porteur L-1011 Stargazer.

Une fois en orbite, LINK devra localiser Swift avec une précision extrême, une tâche complexe car la trajectoire de la cible évolue constamment. Ensuite, il devra s'approcher et le saisir à l'aide de ses bras robotiques, une manœuvre délicate puisque Swift n'a jamais été conçu pour être attrapé. Le but est de le propulser vers une orbite plus élevée, lui offrant potentiellement dix années de service supplémentaires.
Image Quels sont les défis et les enjeux d'une telle opération ?

Le principal défi est de réussir un rendez-vous orbital avec une cible dont la position exacte au moment du lancement reste incertaine. Les équipes de la NASA au Goddard Space Flight Center fournissent des prédictions orbitales hebdomadaires pour guider la mission, en intégrant les données du Space Force et les prévisions météorologiques solaires. L'intégrité structurelle du télescope durant la capture est une autre préoccupation majeure.

Si la mission réussit, elle validera le concept de services en orbite par des entreprises privées et prolongera la vie d'un instrument scientifique précieux. En cas d'échec, le télescope se désintégrera dans l'atmosphère, mettant fin à une mission de plus de deux décennies. Ce sauvetage est donc un pari technologique qui pourrait redéfinir la gestion des satellites en fin de vie.

merci à GNT
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