Artemis vs Chang'e : et si la Chine passait devant les USA dans l'exploration lunaire en 2026 ?

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chtimi054
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Artemis vs Chang'e : et si la Chine passait devant les USA dans l'exploration lunaire en 2026 ?

Message par chtimi054 »

Artemis vs Chang'e : et si la Chine passait devant les USA dans l'exploration lunaire en 2026 ?

Si tous les yeux sont rivés vers les États-Unis et la NASA, la Chine prévoit aussi une mission lunaire cruciale en 2026. Son nom : Chang'e 7.
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La Chine avance aussi sur son programme lunaire. ©Artmim / Shutterstock.com
Dans un mois, si tout se passe comme prévu, la mission Artemis II prendra son envol pour rejoindre l'orbite lunaire. Une première depuis le programme Apollo il y a maintenant 70 ans. La Chine doit, elle aussi, se rendre aux abords de notre satellite cette année. Certes, il ne s'agit pas d'un vol habité, mais ses implications sont majeures.

Une mission de reconnaissance avancée

Chang’e 7 combine en effet des éléments essentiels pour l'avenir de l'exploration lunaire chinoise : un orbiteur, un atterrisseur, un rover pour l'exploration au sol et un petit engin capable de sauter d'un point à un autre, notamment dans des cratères inaccessibles aux dispositifs plus classiques.

18 instrument scientifiques, dont certains ont été confectionnés par la Russie, la Thaïlande, l'Italie, la Suisse ou l'Égypte, vont venir compléter cet arsenal. On retrouvera notamment des spectromètres, un radar à synthèse d'ouverture, un analyseur moléculaire ainsi qu'un télescope astronomique grand champ.

Leur mission : explorer le pôle Sud de la Lune, une région clé car elle abriterait de la glace d'eau. Chang'e 7 doit ainsi permettre de localiser, de mesurer et d'analyser cette eau in situ. C'est, avant tout, une mission de reconnaissance avancée, pensée pour préparer une présence durable sur notre satellite.
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La mission Chang'e 6, envoyée en 2024 par la Chine. ©CNSA/CLEP
Poser les bases d'une occupation permanente de la Lune

L'enjeu est considérable, la mission faisant office de démonstration de force par l'Empire du Milieu, qui doit montrer qu'il est prêt à jouer dans la cour des très grands, au même niveau que la NASA. « Chang'e 7 ne permettra pas de déterminer avec précision la répartition géographique de la glace d'eau, mais elle fera certainement des découvertes pertinentes. Les Chinois auront au moins un an d'avance sur tout le monde, mais probablement plusieurs années », estime Norbert Schörghofer, scientifique principal au Planetary Science Institute, à Hawaï.

Elle doit aussi servir de tremplin pour la suite du programme lunaire chinois : Chang’e 8, prévue en 2028 afin de tester les technologies de construction d'habitats à partir du sol lunaire, l'implantation d'une base lunaire permanente (ILRS) dans les années 2030, dirigée par la Chine et la Russie et enfin, un alunissage habité chinois avant 2030, puis des missions de longue durée.

De son côté, Jared Isaacman, nouveau patron de la NASA, s'est montré catégorique : « Ce n'est pas le moment de tergiverser, mais d'agir, car si nous prenons du retard, si nous commettons une erreur, nous risquons de ne jamais rattraper notre retard, et les conséquences pourraient modifier l'équilibre des pouvoirs ici sur Terre ». Dans la foulée, Donald Trump a signé un décret réaffirmant l'ambition de l'agence de retourner à la surface lunaire dès 2028.

merci à CLUBIC
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