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La répression contre les réseaux sociaux prend de l'ampleur...

Posté : sam. 11 avr. 2026 08:03
par chtimi054
La répression contre les réseaux sociaux prend de l'ampleur : Une dizaine de pays de l'UE s'apprête à interdire l'accès à ces plateformes aux mineurs, ce qui implique vérification d'âge pour tous

La répression contre les réseaux sociaux prend de l'ampleur : Une dizaine de pays de l’UE s'apprête à interdire l'accès à ces plateformes aux mineurs, ce qui implique vérification d’âge pour tous

L'Australie a été la première à instaurer une interdiction pour les moins de 16 ans en décembre 2025, déclenchant ainsi une tendance mondiale visant à protéger les mineurs contre les dangers en ligne. De grands pays, dont la France, la Grèce, le Royaume-Uni et l'Espagne, font désormais avancer des projets de loi visant à interdire ou à restreindre l'accès des enfants aux réseaux sociaux, ciblant généralement les moins de 15 ou 16 ans, avec une vérification obligatoire de l'âge.

La liste des pays qui prévoient ou qui ont déjà mis en œuvre des interdictions ou restrictions concernant les réseaux sociaux va en s’allongeant

L’Australie a mis en place en décembre 2025 une interdiction visant les enfants de moins de 16 ans, qui s'applique à des plateformes telles qu'Instagram, TikTok et Facebook.

La Grèce a annoncé une interdiction visant les enfants de moins de 15 ans, qui devrait entrer en vigueur en 2027. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, personnalité de premier plan, réclame désormais la mise en place d'une vérification obligatoire de l'âge dans toute l'Union européenne.

La France a adopté à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans ; ce texte est en attente d'une validation législative définitive.

Le Royaume-Uni envisage une interdiction pour les enfants de moins de 16 ans.

L’Espagne a annoncé en février 2026 son intention d'interdire les réseaux sociaux aux utilisateurs de moins de 16 ans et de mettre en place une vérification de l'âge.

La Norvège a proposé un âge minimum de 15 ans pour l'accès aux réseaux sociaux, avec une législation introduite en 2025.

La Malaisie envisage une interdiction pour les enfants de moins de 16 ans, avec des plans de mise en œuvre.

L’Indonésie a mis en place de restrictions pour les enfants de moins de 16 ans sur les plateformes à haut risque, à partir de début 2026.

Le Danemark élabore une législation visant à interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans.

La Slovénie rédige un projet de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans.

L’Autriche propose une interdiction pour les enfants de moins de 14 ans.

Le Portugal instaure une obligation d'obtenir le consentement parental pour les utilisateurs âgés de 13 à 16 ans.
Certains pays comme la France envisagent d’obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN

La mise en œuvre pratique de l'interdiction des réseaux sociaux en France comme dans d’autres pays présente d'énormes obstacles techniques, ce qui explique pourquoi les autorités envisagent de restreindre l'accès aux VPN. Les plateformes de réseaux sociaux s'appuient principalement sur les informations d'âge fournies par les utilisateurs, qui peuvent être facilement falsifiées. Les critiques affirment que « ces mesures créent souvent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent ».

Des systèmes de vérification de l'âge plus robustes, tels que la reconnaissance faciale ou la vérification des pièces d'identité officielles, soulèvent leurs propres problèmes de confidentialité et se heurtent à la résistance des groupes de défense des libertés civiles. Les VPN compliquent davantage l'application de la loi en permettant aux internautes de donner l'impression qu'ils accèdent à des services depuis des pays qui ne sont pas soumis à cette interdiction.

L'approche de la France diffère nettement de celle d'autres pays qui tentent d'imposer des restrictions similaires. L'Australie a récemment adopté une loi obligeant les plateformes de réseaux sociaux à vérifier l'âge des utilisateurs, mais sans cibler l'utilisation des VPN. La loi britannique sur la sécurité en ligne (Online Safety Act) impose également des responsabilités aux plateformes plutôt que de restreindre les outils utilisés par les utilisateurs.

La volonté de la France d'envisager une réglementation des VPN suggère un cadre réglementaire plus complet, et potentiellement plus intrusif, qui pourrait obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN, une proposition techniquement complexe et controversée.

Le commentaire d'un seul membre du gouvernement français ne signifie pas que la France va effectivement interdire les VPN pour toute la population. Il indique toutefois la direction que certains dirigeants du pays souhaitent prendre. Les détracteurs ont réagi aux déclarations de la ministre Anne Le Hénanff en exprimant leur inquiétude quant au fait que ces tentatives de mesures protectrices s'orientaient vers une direction autoritaire.
Grosso modo, les responsables français et européens ont pour objectif d’instaurer une surveillance de masse sur le modèle chinois

En effet, les conséquences de l’entrée en vigueur du projet de loi dénommé ChatControl sont :

toutes les conversations en ligne et tous les courriels seront automatiquement fouillés pour détecter tout contenu suspect. Rien ne reste confidentiel ou secret. Il ne sera pas nécessaire d'obtenir une ordonnance du tribunal ou d'avoir un soupçon initial pour effectuer une recherche dans les messages ;
si un algorithme classe le contenu d'un message comme suspect, les photos privées ou intimes pourront être consultées par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières. Ces mêmes contenus pourront être consultés par des personnes inconnues ou se retrouver entre les mains d’individus mal intentionnés ;
les conversations intimes pourront être lues par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières, car les filtres de reconnaissance de texte qui ciblent la "sollicitation d'enfants" signalent souvent à tort les conversations intimes ;
des tiers pourront être faussement signalés et faire l'objet d'enquêtes pour diffusion présumée de matériel d'exploitation sexuelle d'enfants. Les algorithmes de contrôle des messages et des chats sont connus pour signaler des photos de vacances tout à fait légales d'enfants sur une plage, par exemple. Selon les autorités de la police fédérale suisse, 86 % de tous les signalements générés par des machines s'avèrent sans fondement ;
lors d’un voyage à l'étranger, l’on peut se retrouver face à de gros problèmes. Les rapports générés par les machines sur les communications pourront être transmis à d'autres pays, comme les États-Unis, où la confidentialité des données demeure très mal encadrée, ce, avec des résultats incalculables ;
ce serait la porte ouverte pour les services de renseignement et les pirates sur les conversations et courriels.

merci à Developpez.com