Interfaces cerveau-machine : la Chine prend la tête de la course mondiale

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chtimi054
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Interfaces cerveau-machine : la Chine prend la tête de la course mondiale

Message par chtimi054 »

Interfaces cerveau-machine : la Chine prend la tête de la course mondiale

Alors que les projecteurs médiatiques sont braqués sur les promesses d'Elon Musk, une transformation profonde et silencieuse s'opère en Chine, où l'industrie des interfaces neuronales passe de la théorie à la pratique à une échelle sans précédent.
Image Le domaine des interfaces cerveau-ordinateur est souvent incarné par des figures emblématiques et des entreprises de la Silicon Valley comme Neuralink. Pourtant, loin de cette agitation, la Chine met en place une véritable machine industrielle et scientifique pour non seulement rattraper son retard, mais aussi prendre la tête de ce secteur hautement stratégique.

Avec cette stratégie, l'Empire du Milieu veut au plus vite transformer les prototypes de laboratoire en produits médicaux remboursables et, à terme, en outils d'augmentation humaine.

Un soutien étatique et des investissements stratégiques

L'accélération chinoise est orchestrée par une feuille de route nationale publiée en août 2025, un plan ambitieux qui encadre le futur des interfaces cerveau-machine.

Ce document fixe des objectifs techniques majeurs d'ici 2027 et vise à établir une chaîne d'approvisionnement complète d'ici 2030, avec pour but de créer des champions mondiaux.
Image Pour financer cette ambition, les capitaux affluent. Un fonds pour la science du cerveau de 11,6 milliards de yuans (1,4 milliard d'euros) a été annoncé pour soutenir les entreprises de la recherche à la commercialisation.

Des start-ups comme StairMed Technology ont levé 48 millions de dollars, tandis que BrainCo prépare son introduction en bourse, des fonds qui financeront les futurs essais cliniques à grande échelle.

L'avantage clinique et industriel de la Chine

Selon des experts comme Phoenix Peng, la Chine bénéficie de plusieurs avantages décisifs. Le premier est le soutien politique coordonné qui aligne les normes techniques et le remboursement médical.

Des provinces comme le Sichuan ont déjà fixé des prix pour ces nouvelles interfaces cerveau-machine, un avantage considérable par rapport au système américain fragmenté.
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Implant cérébral Neuralink
Le deuxième atout réside dans les vastes ressources cliniques. Le grand nombre de patients et les coûts réduits permettent d'accélérer les essais cliniques. La Chine a d'ailleurs réalisé son premier essai d'une BCI sans fil entièrement implantée, permettant à un patient paralysé de contrôler des appareils par la pensée. Enfin, le pays s'appuie sur une base industrielle mature et des investissements stratégiques.

Deux approches pour un même futur : invasif contre non-invasif

Le développement de ces nouveaux outils suit actuellement deux voies parallèles. D'un côté, les systèmes invasifs, comme ceux de Neuralink, implantent des électrodes dans le cerveau pour capter des signaux d'une grande précision. Cette approche, bien que prometteuse, comporte des risques chirurgicaux importants.

De l'autre côté, les technologies non-invasives, portées par BrainCo, utilisent des casques à électroencéphalographie (EEG). Moins précis, ces dispositifs sont plus sûrs et plus faciles à déployer.

De nouvelles techniques émergent, notamment les ultrasons, dont les premiers essais cliniques montrent des résultats encourageants pour traiter la douleur chronique. Le marché chinois devrait ainsi dépasser les 530 millions de dollars en 2025, ouvrant la voie à une adoption bien plus large.

merci à GNT
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