Les Etats-Unis s'apprêtent à lancer un portail en ligne intégrant un VPN gratuit...

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chtimi054
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Les Etats-Unis s'apprêtent à lancer un portail en ligne intégrant un VPN gratuit...

Message par chtimi054 »

Les Etats-Unis s'apprêtent à lancer un portail en ligne intégrant un VPN gratuit pour permettre aux citoyens de contourner la régulation numérique de l'UE accusée de limiter l'expression libre des internautes

Les seuls détails techniques de la plateforme qui ont filtré jusqu’ici est qu’elle sera à code source ouverte pour permettre au public de vérifier de manière indépendante les promesses en matière de sécurité et de confidentialité. Elle intégrera un VPN gratuit afin de permettre aux citoyens de l’UE de contourner la régulation numérique du Vieux Continent accusée de limiter l’expression libre des internautes. Le projet qui se veut être une sorte de circuit contre des dispositifs légaux comme le DSA en Europe est néanmoins contradictoire quand on prend en compte les multiples initiatives des USA contre la liberté d’expression.
Image Freedom.gov est une espèce de VPN destiné à garantir la liberté d’expression

Selon les informations actuelles, Freedom.gov intégrera des outils de contournement de type VPN. Cela permettra aux internautes de faire transiter leur trafic Internet via des serveurs situés aux Etats-Unis, ce qui donnerait l’impression que la connexion émane du territoire américain plutôt que de son pays d’origine. L’une des promesses en termes de confidentialité est que ni l’identité, ni l’activité de l’internaute ne seront enregistrés.

Le projet s'inscrit dans un contexte plus large de tensions politiques et idéologiques entre Washington et Bruxelles. L'administration américaine, en particulier depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, critique fortement les cadres réglementaires européens visant à modérer les contenus en ligne, à commencer par le DSA, les jugeant trop stricts et susceptibles de "censurer" certains discours, notamment conservateurs. Dans cette optique, Freedom.gov serait conçu comme une réponse directe à ce qu'elle perçoit comme une limitation de la liberté d'expression en Europe.

Freedom.gov soulève des préoccupations importantes sur la souveraineté numérique des États européens et sur le respect du droit de chaque pays à définir ses propres règles en matière de contenus en ligne. En Europe, les blocages de certains sites ou contenus ne sont pas décidés par les institutions européennes elles-mêmes, mais par les autorités nationales en application de régulations qui visent à protéger la sécurité, la santé publique ou à lutter contre la haine et le terrorisme en ligne. Et là, il s'agit tout simplement d'encourager des ressortissants étrangers à enfreindre les lois de leur propre pays.

Et c'est sans compter les enjeux diplomatiques et géopolitiques. Un tel VPN d'État pourrait être perçu comme une ingérence dans les affaires internes des pays européens, car il aiderait des ressortissants à contourner des lois adoptées par voie démocratique.
Le cas du juge français de la CPI Nicolas Guillou est une illustration de ce que faire des Etats-Unis le garant de ses libertés peut s’avérer être un danger

Le juge français Nicolas Guillou a toute sa vie numérique et financière qui est désormais sévèrement restreinte en raison des sanctions globales ordonnées à son encontre par Donald Trump. Ces sanctions font suite à sa participation à la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre.

« Je suis allée voir le juge Guillou, placé sous sanction par Donald Trump. Du jour au lendemain, ses moyens de paiements et services numériques US ont été coupés. Une situation qui illustre l'importance du combat pour notre souveraineté en matière numérique et de paiements », indique la Présidente de la Commission des affaires économiques et monétaires du parlement européen.

« Pourquoi je suis allé le voir ? Parce qu’il a été mis sous sanction par Donald Trump lui-même parce que les décisions qu’il a prises ont déplu à Donald Trump. Concrètement qu’est-ce que ca veut dire ? Qu’il ne peut plus effectuer de paiements. Ca veut dire qu’il est quasiment interdit bancaire. Ca veut dire qu’il ne peut plus commander quoi que ce soit sur Internet. Ca veut dire qu’il ne peut plus louer une chambre d’hôtel, qu’il ne peut plus accéder à des plateformes de streaming, etc. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce qu’au-delà du cas gravissime de ce qui arrive au juge Guillou, en fait, ce qui lui arrive pourrait arriver à chacun de nous. Pourquoi ? Parce qu’on est dépendants sur absolument tout : nos infrastructures numériques, nos infrastructures de paiement, etc. On ne le sait pas, mais par exemple, quand vous payez cela passe en fait par des infrastructures américaines, que ce soit par carte bancaire, par Apple Pay, etc. Sur tout on est dépendants des Américains et cela nous rend extrêmement vulnérables. Donc ce cas là est extrêmement grave sur le principe déjà, mais il est extrêmement grave parce qu’il illustre à merveille la vulnérabilité de l’Union européenne, de ses citoyens vis-à-vis des Américains et de l’Amérique de Donald Trump qui peut couper le robinet du jour au lendemain et changer radicalement notre quotidien », ajoute-t-elle avant de préciser que l’une des solutions réside dans le lancement de l’Euro numérique.

merci à Developpez.com
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