La mission Proba-3 est sauvée : le satellite perdu de l'ESA a donné signe de vie

Pour savoir tout ce qu'il se passe sur la toile
Répondre
Avatar du membre
chtimi054
Administrateur du site
Administrateur du site
Messages : 9356
Enregistré le : ven. 26 juil. 2013 06:56
A remercié : 209 fois
A été remercié : 1415 fois
    Windows 10 Firefox

La mission Proba-3 est sauvée : le satellite perdu de l'ESA a donné signe de vie

Message par chtimi054 »

La mission Proba-3 est sauvée : le satellite perdu de l'ESA a donné signe de vie

Après un mois de silence radio angoissant qui laissait craindre une perte totale, l'un des deux satellites de la mission Proba-3 de l'ESA a miraculeusement repris contact avec la Terre, sauvant in extremis un projet scientifique crucial pour l'étude du Soleil.
Image Un véritable soupir de soulagement a traversé les équipes de l'Agence Spatiale Européenne (ESA). Le 19 mars, après plus de quatre semaines d'incertitude, la station au sol de Villafranca, en Espagne, a reçu un paquet de données télémétriques du satellite Coronagraph Spacecraft (CSC).

Ce dernier, pièce maîtresse de la mission Proba-3, était considéré comme potentiellement perdu depuis une avarie survenue mi-février. Josef Aschbacher, le directeur général de l'ESA, a qualifié cet événement de « petit miracle », saluant l'exploit technique et la persévérance des ingénieurs.

Une éclipse solaire sur commande pour sonder les secrets du Soleil

La mission Proba-3, lancée en 2024 pour une durée de deux ans, n'est pas une mission comme les autres. Elle repose sur une prouesse technologique : faire voler deux satellites en formation de haute précision.

Le premier, baptisé Occulter, déploie un bouclier de 1,4 mètre pour masquer le disque solaire, tandis que le second, le Coronagraph, se place dans son ombre à environ 150 mètres pour observer la couronne solaire.
Image Cette atmosphère externe, habituellement noyée dans la lumière éblouissante de notre étoile, devient alors visible. Cette configuration permet de créer des éclipses solaires artificielles et prolongées, offrant jusqu'à douze heures d'observation par semaine.

C'est un avantage considérable par rapport aux éclipses naturelles, rares et ne durant que quelques minutes. Maintenir un vol en formation avec une précision millimétrique à plus de 60 000 kilomètres d'altitude est un défi immense, mais essentiel pour percer les mystères de la couronne solaire.

La perte de contrôle : un enchaînement critique

Le 14 février dernier, le scénario catastrophe a commencé à se dessiner. Une anomalie non spécifiée à bord du Coronagraph a déclenché une réaction en chaîne désastreuse.

Le satellite a progressivement perdu son orientation dans l'espace, un état critique qui a empêché son entrée correcte en mode de survie. La conséquence la plus grave fut que ses panneaux solaires ne pointaient plus vers le Soleil, coupant ainsi sa principale source d'énergie.
Image Les batteries se sont vidées et le contact a été rompu. Le satellite, privé d'énergie et dérivant sans contrôle, était exposé au froid extrême de l'espace, faisant craindre des dommages irréversibles à ses instruments scientifiques.

Pour l'équipe de la mission, dirigée par Damien Galano, une longue et pénible période d'attente et de tentatives de reconnexion commençait, avec un espoir qui s'amenuisait de jour en jour.

Le "petit miracle" d'une reconnexion inespérée

Le dénouement heureux est venu d'une observation astucieuse et d'un concours de circonstances providentiel. Alors que le satellite continuait de tournoyer sur lui-même, les ingénieurs de l'ESA ont calculé que ses panneaux solaires seraient brièvement exposés à la lumière du Soleil à certains moments.

Ce court approvisionnement énergétique a suffi pour réveiller les systèmes essentiels du satellite et a offert une fenêtre d'opportunité que les opérateurs ont su saisir pour rétablir la communication.

Aujourd'hui, le Coronagraph est de nouveau stable, en mode sécurité, avec ses panneaux solaires correctement orientés pour recharger ses batteries. L'heure est maintenant à la prudence et à l'analyse.

Les équipes vont réactiver progressivement les instruments pour évaluer les éventuels dégâts causés par le froid et la panne. L'enjeu est de taille, car l'avenir de cette mission unique dépend désormais de la résilience de sa technologie face à cette rude épreuve.

merci à GNT
Répondre